Pourquoi un site a des doublons sans le savoir
La plupart des doublons sont techniques, pas éditoriaux :
- Paramètres de tri, de filtre ou de suivi : ?tri=prix, ?utm_source=newsletter.
- Versions http et https, avec et sans www, avec et sans barre oblique finale.
- Une fiche produit accessible depuis plusieurs catégories.
- Versions imprimables ou AMP, pages de test restées en ligne.
- Articles republiés sur un autre site (syndication).
Les méthodes reconnues par Google
Google distingue trois signaux. La redirection est un signal fort : l'URL cible devient canonique. La balise rel="canonical" est aussi un signal fort. L'inclusion dans le sitemap XML est un signal faible. Aucune méthode n'est obligatoire, et Google reste libre de choisir une autre URL si les signaux se contredisent, par exemple si vos liens internes pointent tous vers la variante non canonique.
Mettre en place une canonical propre
- Utilisez une URL absolue, protocole et domaine compris.
- Ajoutez une canonical auto-référente sur chaque page indexable.
- Une seule balise par page, dans l'en-tête.
- Pointez vers une page qui répond en 200, indexable et non redirigée.
- Alignez sitemap, liens internes et canonical sur la même URL.
- Pour un PDF, déclarez la canonical dans l'en-tête HTTP Link.
Les erreurs les plus courantes
Faire pointer toutes les pages d'une pagination vers la page 1, ce qui prive les produits des pages suivantes d'exploration. Combiner une canonical vers une autre page et une balise noindex, deux consignes contradictoires. Canonicaliser une version anglaise vers la version française alors qu'il fallait un hreflang. Laisser un modèle de page qui copie la même canonical sur tout le site, souvent celle de l'accueil.
Pour contrôler l'ensemble du site, croisez deux sources : un crawler qui liste la canonical déclarée de chaque URL, et le rapport d'indexation des pages de Search Console, qui signale les pages en double et celles pour lesquelles Google a retenu une autre canonique que la vôtre.
