Comment fonctionne le protocole
Vous prouvez d'abord que vous contrôlez le site en publiant une clé, de 8 à 128 caractères composés de lettres, chiffres et tirets, dans un fichier texte encodé en UTF-8, de préférence à la racine. Un fichier placé ailleurs reste possible avec le paramètre keyLocation, mais limite les envois aux URL de son dossier. Pour signaler une page, une simple requête GET contenant l'URL et la clé suffit. Pour un lot, une requête POST au format JSON, avec l'hôte, la clé et la liste des adresses, accepte jusqu'à 10 000 URL.
Les moteurs participants se sont engagés à partager automatiquement les URL reçues entre eux : une notification envoyée à Bing profite aussi à Yandex ou à Seznam.
L'intérêt dépasse la rapidité : au lieu de réexplorer des pages au hasard pour détecter les changements, les moteurs peuvent cibler les seules URL signalées, ce qui allège la charge du serveur. Le protocole sert surtout aux sites qui changent souvent : boutiques dont les prix et les stocks bougent, médias, petites annonces, agendas d'événements.
Lire les codes de réponse
- 200 : URL reçue.
- 202 : URL reçue, validation de la clé en attente.
- 400 : format invalide.
- 403 : clé invalide ou fichier de clé introuvable.
- 422 : URL qui n'appartiennent pas à l'hôte, ou clé non conforme.
- 429 : trop de requêtes, possiblement considérées comme du spam.
Mise en place et bonnes pratiques
Sur WordPress, des extensions comme Rank Math intègrent IndexNow ; Cloudflare le propose via sa fonction Crawler Hints. Sur un site sur mesure, déclenchez l'appel à l'API à chaque publication, mise à jour ou suppression depuis votre CMS. Ne notifiez que les changements réels, n'envoyez pas en boucle des URL inchangées et surveillez les réponses 429. Gardez votre sitemap XML : Google, absent de la liste des moteurs participants, continue de s'appuyer sur l'exploration et les sitemaps.
