Ce que mesure l'INP
Sont prises en compte les interactions discrètes : clics de souris, appuis sur écran tactile et frappes sur un clavier physique ou virtuel. Le survol, le défilement et le zoom ne sont pas mesurés. Chaque interaction se décompose en trois temps : le délai d'entrée, pendant lequel le navigateur attend que le fil principal se libère, la durée de traitement des gestionnaires d'événements, puis le délai de présentation jusqu'à l'image suivante affichée à l'écran.
La valeur retenue pour une visite est l'interaction la plus lente observée, en écartant quelques valeurs extrêmes sur les pages très interactives. Un seul menu lent peut donc fixer le score de toute la page.
Seuils et différence avec le FID
L'INP est bon à 200 ms ou moins, à améliorer jusqu'à 500 ms et mauvais au-delà, au 75e centile des visites réelles. Son prédécesseur, le FID, ne mesurait que le délai d'entrée de la toute première interaction : une page pouvait obtenir un excellent FID et réagir lentement à chaque clic suivant. L'INP observe toutes les interactions de la visite, ce qui le rend bien plus exigeant.
Les causes d'un mauvais INP
- Tâches JavaScript longues qui monopolisent le fil principal au moment du clic.
- Scripts tiers : chat en direct, outils d'A/B test, pixels publicitaires, gestionnaires de balises chargés de dizaines de tags.
- Gestionnaires d'événements trop lourds, par exemple un filtre qui recalcule et réaffiche toute une liste de produits.
- DOM très volumineux, qui ralentit chaque mise à jour de l'affichage.
- Hydratation tardive des frameworks JavaScript sur mobile.
Améliorer la réactivité
Découpez les tâches longues pour rendre la main au navigateur entre deux étapes, différez les scripts non essentiels après le chargement, affichez immédiatement un retour visuel (bouton enfoncé, indicateur de chargement) avant les calculs coûteux, et réduisez la taille du DOM. La bibliothèque web-vitals de Google, branchée sur votre outil d'analyse, indique quel élément a provoqué l'interaction lente chez vos vrais visiteurs.
